vendredi 12 juin 2009

"Chacun chez soi, et les Ouïghours seront bien gardés" (proverbe canadien)

Un chroniqueur canadien du Globe and Mail de Toronto, Norman Spector, écrit:

"il est difficile d'être en désaccord avec le refus du gouvernement Harper d'accueillir au Canada les Ouïghours qui doivent être libérés sous peu de la prison de Guantánamo. Un refus qu'avait déjà essuyé le président George W. Bush.

Certes, cela pose un sérieux problème aux Américains. Peu après son élection, le président Barack Obama avait promis de fermer la prison de Guantánamo d'ici un an. L'ennui, c'est qu'il a fait cette promesse sans en prévoir l'exécution.

Selon un récent sondage Gallup, les Américains sont fermement opposés à la fermeture de Guantánamo et au transfert de certains détenus dans les prisons des États-Unis. Près des deux tiers (65 %) de la population pensent que Guantánamo ne devrait pas être fermée. Les trois quarts (74 %) s'opposent à ce que l'on déplace les détenus dans une prison près de chez eux.

Jusqu'à présent, l'Union européenne a elle aussi refusé d'accueillir des prisonniers ouïghours à la demande des Américains. Ils arguent qu'ils ne devraient pas avoir à accepter des prisonniers que les Américains ne sont pas prêts à accueillir eux-mêmes. Voilà une position raisonnable que devrait suivre le Canada, spécialement à la lumière des récents commentaires formulés par Janet Napolitano, secrétaire à la Sécurité intérieure au sein du cabinet Obama.

Mme Napolitano reconnaît maintenant que les malfaiteurs des attentats terroristes du 11-Septembre ne sont pas venus du Canada. Néanmoins, la secrétaire insiste pour dire que «dans la mesure où les terroristes sont entrés dans notre pays à travers une frontière, il faut que ce soit par la frontière canadienne».

Évidemment, les Américains ne croient plus que les prisonniers ouïghours de Guantánamo sont une menace à leur sécurité. Pourquoi alors ne pas les accueillir chez eux? Le cas échéant, le Canada pourrait collaborer en aidant les Américains à régler un problème qui est devenu une préoccupation pour toute la communauté internationale, y compris pour beaucoup de Canadiens. Sinon, pourquoi irions-nous courir le risque d'accueillir ces gens alors qu'ils n'ont aucun lien avec notre pays?"
Source : http://www.ledevoir.com/2009/06/11/254425.html

1 commentaire:

Christian a dit…

La Chine exige le retour des Ouïghours à Pékin et pourquoi faire, la justice américaine les a blanchie de toutes accusations.
En Chine, ils iraient tout droit en prison et ils seraient exécutes sans aucun doute, car pour les dirigeants Chinois les ouïghours sont une gêne.
Quelles menaces la Chine fait pesée sur les pays qui accueilleront les 17 ouïghours pour les faire changés d'avis les uns après les autres, pas très difficile à comprendre.
Quel honte de voir ses présidents, ses gouvernements se plier devant les menaces Chinoise , vraiment désolant pour REBIYA KADEER.
Ne pas oublier que les Ouïghours étaient les habitants d'un grand pays LE TURKISTAN , pays riche par son histoire, sa culture et en plus un pays ayant des ressources en gaz et pétrole considérable et qui souhaitent vivre sur leurs terres en paix.
Les ouïgours , depuis la domination Chinoise non que trop souffert comme on ne peux pas l'imagine et de voir ces 17 ouïghours comme des pestiférés que personnes ne veut , c'est vraiment triste et lâche.