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samedi 3 mars 2007

Pour Mubarak Hussain , la fin du calvaire

Mubarak Hussain Bin Abul Hashem, 32, a été libéré le 1er mars après deux mois de détention dans la prison centrale de Dacca, au Bangladesh et aussitôt regagné son village. Il avait été condamné pour défaut de passeport après son rapatriement par avion spécial depuis Guantanamo, où il avait passé cinq ans. Il avait été arrêté pour défaut de visa valable au Pakistan peu après le 11 septembre 2001 et avait été déporté à Guantanamo sans autre forme de procès. Un autre citoyen du Bangladesh reste détenu à Guantanamo.
Source : Arab News, 1er mars 2007

lundi 18 décembre 2006

Libéré de Guantanamo, Mubarak Hussain est emprisonné à son retour au Bangladesh

Un Bangladais rapatrié il y a une semaine après avoir passé cinq ans dans la base américaine de Guantanamo, à Cuba, a été emprisonné à son retour chez lui, a indiqué une source policière. Il doit rester en détention pendant un mois.
Mubarak Hussain Bin Abul Hashem, 32 ans, est arrivé le week-end dernier dans la capitale bangladaise Dacca sur un vol spécial des Etats-Unis pour être remis à la police. Il a été placé vendredi en état d'arrestation pour un mois pour "activités contre l'Etat", a indiqué une source policière sous couvert de l'anonymat. Cette détention va permettre de nouveaux interrogatoires en vue de déterminer si l'homme "a des liens avec des organisations militantes locales ou internationales", a précisé la source. Mubarak Hussain Bin Abul Hashem avait été arrêté en Pakistan fin 2001 puis remis aux Etats-Unis. Son père, Abul Hashem, un important dignitaire à la mosquée de Dacca, a assuré de l'innocence de son fils, déclarant que sa vie avait été "détruite" par cinq ans de vie en prison. Un autre Bangladais reste détenu à Guantanamo.
Source : http://www.20min.ch/ro/monde/sdastory.tmpl?id=brf013&date=2006-12-23

Mubarak Hossain est arrivé dimanche à la mi-journée à Dacca à bord d'un avion de l'US Air Force, «après cinq années d'horreur dans la prison de Guantanamo», rapporte le Daily Star. «Personne n'a pu lui parler», ni sa famille qui a vainement attendu pendant plusieurs heures devant le bâtiment de l'immigration de l'aéroport international de la capitale bangladaise, ni les journalistes, écrit le Star. Parce qu'il «a aussitôt été arrêté par les services de sécurité». Les Américains l'ont libéré parce qu'ils n'avaient finalement aucune preuve de liens du jeune homme, âgé de 30 ans, avec la nébuleuse al-Qaïda. Mais il était question de le traduire en justice, dès ce lundi, selon le journal qui, comme son confrère New Age, reste très circonspect sur ces éventuelles poursuites au Bangladesh. Le New Age relève que Mubarak vient tout de même de passer de longues années dans les geôles de l'armée américaine à Cuba, Guantanamo Bay, «notoirement connue pour les tortures et les humiliations infligées aux prisonniers», insiste le quotidien. Le New Age rappelle aussi que le jeune Mubarak avait été arrêté fin 2001, à la frontière afghane par les Pakistanais, qui l'avaient rapidement livré aux Américains, comme beaucoup d'autres islamistes présumés. Sa famille n'avait eu aucune nouvelle, jusqu'en 2004, quand le Croissant Rouge bangladais l'a informé de sa détention. A l'époque, ses parents n'y ont pas cru, souligne le journal, parce que leur fils, assuraient-ils, n'avait aucun lien avec un quelconque groupe islamiste radical, même s'il avait étudié dans des madrassa, des écoles coraniques, au Pakistan, dans les années 90.
Source : http://www.rfi.fr/actufr/articles/084/article_48277.asp, 18 décembre 2006

dimanche 17 décembre 2006

Rapatriement de 18 détenus de Guantanamo

L'armée usaméricaine a renvoyé au cours du week-end 18 détenus de Guantanamo dans leurs pays respectifs, a annoncé dimanche 17 décembre le ministère usaméricain de la Défense. Les détenus ont été transférés en Afghanistan, au Yémen, au Kazakhstan, en Libye et au Bangladesh, a précisé un porte-parole du Pentagone. Ils ont été remis aux autorités de leur pays, à l'exception d'un détenu yéménite relâché sans condition. Ces prisonniers, qui étaient depuis plusieurs années sous les verrous sans inculpation sur la base navale américaine de Cuba, ont été transférés ou libéré à l'issue d'un processus militaire de révision, destiné à vérifier qu'ils ne représentent pas une menace pour les USA. Le Pentagone n'a pas fourni de précisions sur les cas individuels. Depuis l'ouverture de la prison en janvier 2002, environ 380 détenus ont quitté le camp de Guantanamo. Quelque 395 autres, soupçonnés de liens avec Al-Qaeda ou les talibans, sont toujours détenus, en majorité sans inculpation. Les États-Unis les considèrent comme des «combattants ennemis» et ne leur reconnaissent pas le statut de prisonnier de guerre.
Source : AP, 17 décembre 2006