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vendredi 19 octobre 2012

Les accusés du 11-Septembre boycottent la dernière audience

GUANTANAMO- Les cinq accusés des attentats du 11-Septembre ont refusé de quitter leur cellule pour assister au dernier jour d’audience.
AFP, 19.10.2012
C’est la première fois de la semaine que les cinq accusés sont absents en même temps.
C’est la première fois de la semaine que les cinq accusés sont absents en même temps.
Image: Keystone

Les cinq accusés des attentats du 11-Septembre ont boycotté vendredi le dernier jour d’une audience d’une semaine devant un tribunal militaire de Guantanamo, destinée à préparer leur procès où ils encourent la peine capitale.
Autorisés lundi, au premier jour de cette audience préliminaire, à se soustraire aux débats, à condition d’en notifier l’autorité militaire, les cinq hommes ont préféré rester dans leurs cellules du camp 7 ultra-sécurisé réservé aux détenus "de grande valeur".
Ils n’ont pas donné de raison mais ils avaient demandé que cette dernière journée soit annulée car le vendredi est un jour de prières et de repos dans la religion musulmane.
"Vendredi est la journée la plus sacrée de la semaine pour les musulmans pratiquants", a écrit la défense dans un recours. Mais l’autorité militaire a rejeté leur demande, après avoir reporté en août cette semaine d’audience en raison du ramadan.
C’est la première fois de la semaine que les cinq accusés sont absents en même temps. L’audience, destinée à préparer le procès qui ne se tiendra pas avant un an à Guantanamo, s’est penchée sur les droits à convoquer des témoins que la défense considère déséquilibrés par rapport à ceux de l’accusation.
Les avocats contestent la constitutionnalité des tribunaux militaires d’exception en raison du "contrôle unilatéral de l’accusation" sur le choix de leurs témoins et de leurs experts. Le cerveau autoproclamé des attentats, Khaled Cheikh Mohammed, 47 ans, avait boycotté une journée d’audience, mardi, au lendemain du feu vert du juge James Pohl.
Mais il est réapparu dès mercredi, après avoir été autorisé à porter la veste de camouflage qu’il souhaitait en souvenir de ses années à combattre l’occupation soviétique en Afghanistan en tant que moudjahid.
Ses quatre co-accusés, les Yéménites Moustapha Ramzi el-Chaïba et Wallid ben Attach, le Pakistanais Ammar al-Baluchi et le Saoudien Moustapha el-Houssaoui, se sont tous absentés de temps à autre au cours de la semaine.
 

samedi 9 février 2008

Les USA admettent l’existence de cellules ultrasecrètes à Guantanamo

LE chef du très contesté centre de détention que les Etats-Unis maintiennent à l’extrême sud-est de Cuba contre la volonté de l’île, le vice-amiral Mark Buzby, a déclaré que 15 personnes étaient détenues dans des cellules d’un camp ultrasecret de haute sécurité construit à Guantanamo.
La CIA a admis l’emploi de la torture à Guantanamo.
Buzby, commandant des forces conjointes de Guantanamo, a déclaré que le Camp 7 était une prison de haute sécurité qui avait déjà été construite quand le président George W. Bush a annoncé en septembre 2006 que 14 supposés terroristes de grande importance avaient été transportés d’une des si nombreuses prisons secrètes de l’agence centrale de renseignements des Etats-Unis (CIA) à Guantanamo.
Un militaire a décrit l’endroit comme une annexe de haute sécurité destinée à isoler les prisonniers pour les empêcher d’entrer en contact avec d’autres détenus, pour des raisons de sécurité.
Le directeur de la CIA, Michael Hayden, a admis l’application de la méthode de la simulation d’étouffement, considéré comme une torture par toutes les conventions internationales des droits de l’homme.
La technique criminelle, utilisée par la CIA dans les interrogatoires de suspects de terrorisme, consiste à attacher une personne, d’incliner sa tête en arrière, de couvrir sa tête et de lui verser de l’eau pour qu’il sente qu’il étouffe, dans le but de lui soutirer des informations.
Les méthodes de torture réalisées par des soldats des renseignements étasuniens ou par des mercenaires recrutés, ont été mis en évidence en 2005 quand ont été publié des photos qui montraient des prisonniers nus, attachés, enchaînés, humiliés sexuellement, frappés brutalement, couverts d’excréments humains ou intimidés avec des chiens dans la prison d’Abou Ghraib que les USA maintiennent en Irak, une des si nombreuses prisons clandestines étasuniennes.
Des groupes défenseurs des droits civils ont exigé la fermeture de la prison de Guantanamo, où sont dénoncés chaque jour des violations aux droits de l’homme des prisonniers.
Sources : TeleSUR-Prensa Latina-Ap/nn-NN Granma