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mardi 27 février 2007

CIA, vols secrets

par Ignacio Ramonet, Le Monde diplomatique, mars 2007 (éditorial)Indécence ? Cynisme ? Perversion ? Comment qualifier l’attitude des gouvernements européens surpris en flagrant délit de complicité avec des services étrangers dans l’enlèvement clandestin de dizaines de suspects traînés vers des prisons secrètes et livrés à la torture ? Peut-on imaginer plus flagrante violation des droits de la personne humaine ?Deux événements récents témoignent de la schizophrénie ambiante. D’abord, le 7 février dernier à Paris, la signature solennelle par la plupart des gouvernements européens de la convention de l’Organisation des Nations unies (ONU) contre les « disparitions forcées » (1), qui criminalise l’usage des prisons secrètes. Puis, le 14 février, au Parlement européen de Strasbourg, l’adoption d’un rapport (2) qui accuse ces mêmes gouvernements de complicité avec la Central Intelligence Agency (CIA) américaine dans des opérations d’enlèvements clandestins.
Selon ce rapport, entre 2001 et 2005, les avions de la CIA auraient fait pas moins de mille deux cent quarante-cinq escales dans des aéroports européens, avec souvent à leur bord des suspects victimes de « disparitions forcées » acheminés clandestinement vers le bagne illégal de Guantánamo ou vers des prisons de pays complices (Egypte, Maroc) où la torture se pratique habituellement. Il est désormais évident que les gouvernements européens n’ignoraient rien de la nature criminelle de ces vols secrets. Certains d’entre eux ne se sont d’ailleurs pas contentés de fermer les yeux. Ainsi, la Pologne et la Roumanie sont particulièrement suspectées d’avoir aménagé sur leur sol de « petits Guantánamo » où étaient incarcérées, en attendant leur transfert définitif, des personnes enlevées au Pakistan, en Afghanistan ou ailleurs.

Le gouvernement britannique est soupçonné d’avoir participé à l’enlèvement de suspects et à leur mauvais traitement. De même que les gouvernements suédois et autrichien. Quant aux autorités allemandes, elles sont accusées, entre autres, de « ne pas avoir ignoré » l’enlèvement d’un de leurs ressortissants, d’origine libanaise, M. Khaled Al-Masri, transféré en Afghanistan. Les services secrets italiens sont, eux aussi, accusés d’avoir aidé des agents de la CIA à enlever clandestinement, à Milan, l’imam Hassan Moustapha Ossama Nasr, dit « Abou Omar », transféré en Egypte, où il aurait été torturé et violé (3).
Cette massive violation des droits humains n’a pu se faire sans que les services du haut représentant pour la politique étrangère de l’Union européenne, M. Javier Solana, ainsi que ceux de son collaborateur, le coordinateur européen de la lutte antiterroriste, M. Gijs de Vries, en aient eu connaissance. M. de Vries, en un geste éloquent, a choisi de démissionner : « Les Etats démocratiques, a-t-il averti, doivent mener leur combat antiterroriste dans le cadre du respect des lois (...). L’accumulation des mauvais traitements d’Abou Ghraïb, des abus de Guantánamo et des enlèvements de la CIA a miné la crédibilité des Etats-Unis et de l’Europe (
4). »

Tous ceux, dirigeants ou exécutants, qui ont participé à ces enlèvements doivent craindre la justice. Et méditer sur le destin de Mme María Estela Martínez, dite « Isabelita Perón », ancienne présidente de l’Argentine, pays où, au nom de l’antiterrorisme, les autorités pratiquèrent massivement les enlèvements politiques. Elle vient d’être arrêtée à Madrid, accusée de la « disparition forcée » d’un étudiant, Héctor Faguetti, en février 1976, il y a donc trente et un ans... La justice est lente, mais elle doit être inexorable.

Notes

(1) Une soixantaine de pays – dont le Chili, l’Argentine et l’Uruguay, mais pas les Etats-Unis – l’ont signée. Au moins vingt Etats devront ratifier la convention pour qu’elle entre en vigueur.

(2) Disponible sur www.europarl.europa. eu , ou cliquer ici.

(3) Un tribunal de Milan a entamé, le 16 février dernier, une procédure judiciaire contre vingt-six agents américains de la CIA et plusieurs membres des services secrets italiens accusés d’avoir organisé en février 2003 la « disparition forcée » de l’imam Abou Omar.

(4) El País, Madrid, 17 février 2007.

dimanche 11 février 2007

Relations transatlantiques, la déroute européenne

Par Marianne Ranke-Cormier , newropeans-magazine, 8 février 2007
(Editorial) - Mais si, mais si, les États-Unis et le gouvernement Bush, avec la très active Mme Rice ont encore des choses à dire en Europe.
Guantánamo et les scandales qui entourent les retours des premiers prisonniers européens, ne sont que feux de paille, des tempêtes dans un verre d’eau. D’ailleurs qui dans la presse européenne vient vous raconter les déboires du ministre des affaires étrangères allemand Frank-Walter Steinmeier dans l’affaire Murat Kurnaz ? - Né en Allemagne mais d’origine turque, Murat Kurnaz est ressorti récemment de Guantánamo après plus de 4 ans d’enfermement, sans aucune charge retenue contre lui. Oh pardon, vous étiez au Pakistan en 2002, vous aviez un nom étranger et nous avons cru que vous étiez un terroriste… Nos services ne nous ont pas avertis que vous pouviez être libérable… On croit rêver quand la classe politique allemande et les médias, se permettent malgré les défaillances avérées du système allemand et de ses responsables politiques, à retourner la situation. Car après tout le tort de Murat Kurnaz est de ne pas avoir opté à 18 ans pour la nationalité allemande (vous n’êtes pas allemand, vous êtes turc…) et d’avoir été soupçonné par les services secrets américains d’avoir l’intention de perpétrer des actes terroristes… (à l’époque, en 2002, les seules informations qui avaient filtré étaient que cet homme est « dangereux »). Ou encore de l’affaire El Masri, cet allemand d’origine libanaise, enlevé en Serbie en janvier 2003 par les agents de la CIA. Il sera transporté en Afghanistan, interrogé, torturé, et relâché quelques 6 mois après de retour sur le continent européen, en Albanie: Erreur sur la personne… Une affaire qui a d’ailleurs déclenché récemment, et sans doute suite aux pressions publiques, de la part de la justice allemande (bavaroise) une demande d’extradition auprès des États-Unis de 13 agents de la CIA, ravisseurs présumés… Nous ne savions pas, a déclaré Steinmeier, qui était à l’époque déjà Secrétaire d’état aux affaires étrangères… Personne ne savait vraiment ce que représentait Guantánamo à l’époque. Personne ? A quoi servaient donc nos services secrets en Europe ?
Le très inquiétant rapport du Parlement européen rendu fin janvier, sur les quelques 1.200 vols secrets de la CIA, les enlèvements sur le territoire européen et les prisons secrètes américaines en Pologne et en Roumanie, n’a trouvé aucun écho dans la presse européenne(1).
Ce rapport, étayé par des investigations très poussées auxquelles a procédé le Parlement européen pendant plus de 12 mois, malgré l’opposition ouverte et le refus de coopérer de certains états-membres, du Conseil et des hauts responsables communautaires, comme Mr Solana, qui tient actuellement le rôle de Super Ministre aux Affaires Etrangères de l’UE, met directement en cause et à l’index plusieurs états membres dont l’Allemagne, la Grande Bretagne, la Pologne, l’Italie, pour violation des droits de l’homme, principes fondamentaux de l’Union européenne auxquels ils ont pourtant adhéré et dont ils sont les garants… Ayant pourtant rassemblé un consensus droite/gauche au sein des parlementaires européens, ce rapport semble voué à être enterré corps et biens, accusations et sanctions. Comment se fait-il que ce rapport soit passé autant inaperçu auprès du public européen ? Nos leaders politiques sont-ils à ce point là irresponsables et déresponsabilisés ? Nos députés européens sont-ils à ce point muselés par les enjeux politiques nationaux et la bureaucratie bruxelloise ? Nos médias, et nos agences de communication sont ils à ce point manipulés ?
Enfin, depuis ces derniers mois on peut assister à des tractations dans le plus grand secret de la diplomatie trans-atlantique, c'est-à-dire bilatérales, d’état à état, entre les Etats-Unis et leur partenaire privilégié en Europe, sous bien entendu la sainte bénédiction des instances exécutives de l’UE, Conseil et Commission, qui ne semblent pas s’offusquer outre mesure de ces petites tractations entre amis…Un coup c’est l’Italie, un autre ce sera la Pologne et la République tchèque, hier c’était l’Allemagne. Après les concluantes négociations avec Prodi et son gouvernement, pourtant bien mâtiné de gauche, pour le renforcement de la base américaine de Vicence, en Italie (promesse qui soit dit en passant avait été faite par son prédécesseur Berlusconi), celles pour l’implantation de nouvelles bases (boucliers) antimissiles en République tchèque et en Pologne, donc de nouvelles bases pour leurs services secrets, appelez-les CIA, FBI ou ce que vous voulez, ce sont les mêmes, Rice vient de conclure avec succès l’implantation de l’Africom, une nouvelle (encore !) base anti-terroriste dont le nouveau commandement régional spécifique pour l’Afrique a été implanté à Stuttgart, en Allemagne… Décidément l’Allemagne est de retour sur la grande scène atlantique, et Merkel n’économise pas ses efforts. Bientôt ce ne sera plus seulement une base dont elle autorise l’implantation, des avions Tornado qu’elle va engager, mais aussi des hommes qu’elle va envoyer en Afghanistan pour venir appuyer les forces américaines.
Bush et son gouvernement, après un semblant de pause dans la conquête de l’espace et de l’esprit européen, réimplantent à force de grandes manœuvres de diversion la stratégie de guerre américaine. A croire que le renversement de la majorité dans les chambres américaines, lui a donné un souffle nouveau. Pendant qu’elles se débattent avec des questions de politique intérieure, au moins a-t-il le champ libre en matière de politique internationale. La pression des Etats-Unis pour obtenir des partenaires européens qu’ils s’engagent dans les conflits dans lesquels ils ne peuvent pas s’en sortir seuls, est très forte, elle vient de tous les fonts, Irak, Liban, Moyen Orient, Afghanistan, dernièrement Somalie… aujourd’hui la région trans-saharienne… et il semble qu’elle paye…Ce que Bush a compris c’est que rien ne sert de prendre l’Europe de front. Il vaut mieux diviser pour mieux régner, et une UE divisée sur ses engagements envers son partenaire atlantique, est plus facilement malléable et gérable qu’une UE qui sait se positionner en tant que force politique stratégique. Et effectivement l’état de déroute dans lequel nous nous trouvons actuellement en Europe, laisse le champ libre sur le territoire européen. Sans aucune unité pour défendre nos valeurs et nos droits communs, qui font que les dossiers comme Guantánamo , les vols secrets, les enlèvements secrets, les prisons secrètes… ne sont pas tolérables, sans définition urgente d’une Europe politique capable de mettre en place et de défendre une politique étrangère et de la défense commune, qui font que la violation flagrante de l’intégrité territoriale européenne n’est pas acceptable, les états-membres iront toujours en braves soldats jouer au héros à l’ombre du géant. Malheureusement ce géant s’effondre et dans quelques années il nous aura inexorablement entraînés dans sa chute, tous, toute l’Europe, pas seulement ceux qui veulent bien le suivre. On le voit bien, ce n'est pas la stratégie de résurrection d'une constitution européenne qui va nous sortir de là. Aujourd'hui nous en sommes beaucoup plus loin qu'une simple redistribution des pouvoirs et réaffirmation des principes qui nous gouvernent déjà... Et à bien y regarder ce que font Merkel, la Commission européenne, le Conseil et Solana, ce n'est rien d'autre que de secouer un épouvantail pour détourner notre attention...Des pays comme la France qui ont su ou pu dire non, ne seront pas éternellement les porte-parole d’une Europe alternative (les prochaines présidentielles d’ailleurs risquent d’en marquer la fin) si les autres citoyens européens ne les rejoignent pas. Or il nous appartient à nous citoyens européens de redéfinir ce partenariat trans-atlantique qui pèse tant sur l’équilibre démocratique de l’Union européenne, des Etats-Unis et aussi du monde.
« Europe's denial of its autonomy vis-à-vis the United States is unnatural, prevents European political maturation, hurts its interests, and distorts its dealings with America in ways that do a disservice to both. » - Michael Brenner (3)
Notes:
1) En ce qui concerne ces deux affaires, vous trouverez tous les éléments dans la presse allemande ;
2) Rendons à EUobserver ce qui lui appartient, c’est l’un des seuls magazines à avoir publié les deux articles de référence sur le rapport du Parlement européen concernant les vols secrets de la CIA, adopté le 23 janvier 2007 : MEPs in political infighting ahead of final CIA report & MEPs roast EU states and Solana for 'lies' on CIA

dimanche 28 janvier 2007

Affaire Murat Kurnaz : les eurodéputés mettent en cause l'attitude de Berlin – Steinmeier nie tout


La commission d'enquête du Parlement européen sur l'utilisation de pays européens par la CIA pour le transport et la détention de terroristes présumés a soutenu mardi la cause du Turc Murat Kurnaz, détenu quatre ans à Guantánamo , qui met en difficulté politique le chef de la diplomatie allemande Frank-Walter Steinmeier. "Selon des informations institutionnelles confidentielles, le gouvernement allemand n'a pas accepté l'offre américaine, faite en 2002, de libérer Murat Kurnaz de Guantánamo ", juge la commission d'enquête dans son rapport final adopté mardi.Murat Kurnaz a été arrêté en décembre 2001 au Pakistan, livré aux forces américaines en Afghanistan et transféré début 2002 à Guantánamo . Il y a passé plus de quatre ans, avant d'être libéré l'été dernier à la suite de pressions du gouvernement d'Angela Merkel.
L'ancien gouvernement "rouge-vert" de Gerhard Schröder, dont M. Steinmeier était le bras droit, est soupçonné par la presse allemande d'avoir tenté d'empêcher Kurnaz de revenir en Allemagne, alors que le gouvernement américain aurait offert dès 2002 de le libérer.
M. Steinmeier est dans la ligne de mire en tant qu'ancien ministre auprès de la chancellerie où il coordonnait les activités des services secrets."Toutes les enquêtes ont abouti dès la fin octobre 2002 à la conclusion que Murat Kurnaz ne représentait aucune menace terroriste", souligne le rapport du Parlement.La commission d'enquête a adopté mardi son rapport final par 28 voix contre 17. Il sera soumis au vote des députés en séance plénière à Strasbourg le 14 février.Le rapport recense une vingtaine de cas dits de "restitutions extraordinaires", comme celui de l'Allemand Khaled el-Masri, enlevé en 2003 en Macédoine et détenu plusieurs mois en Afghanistan, ou celui de l'ex-imam égyptien Abou Omar par des agents de la CIA à Milan en 2003.
Il dénombre quelque 1.245 escales européennes d'avions opérés par la CIA, pour la plupart logistiques mais dont certaines ont probablement servi à des transfèrements de prisonniers."Il est clair qu'il y a eu des activités illicites de la CIA en Europe, mais beaucoup de questions subsistent encore", a indiqué le président de cette commission parlementaire, le conservateur portugais Carlos Coelho.
Le rapport dénonce aussi le manque généralisé de coopération des États membres à l'enquête des eurodéputés, et en particulier l'accueil réservé aux membres de la commission lors de leur déplacement en Pologne où aucun député ou ministre polonais n'a daigné les rencontrer.Cependant, les députés polonais ont réussi à faire passer un amendement à une voix près considérant "qu'à la lumière des preuves indirectes susmentionnées, il s'avère impossible de conclure à l'existence de centres de détention secrète basés en Pologne". La Pologne est avec la Roumanie l'un des deux pays de l'UE soupçonnés d'avoir pu abriter une prison secrète de la CIA.
Les eurodéputés demandent aussi aux États membres d'ouvrir à leur tour une "enquête indépendante" pour mettre au jour la vérité, et de prendre des sanctions contre les pays qui auraient toléré ou autorisé ces opérations.
Face à ces accusations, le diplomate en chef de l'UE Javier Solana a réitéré mardi qu'aussi bien lui que les Etats membres avaient fait "tout ce qu'ils ont pu faire" pour collaborer avec l'enquête parlementaire et n'avaient rien caché.Franz-Walter Steinmeier a relevé vendredi que Murat Kurnaz aurait pu être renvoyé en Turquie, et assuré que Berlin "n'avait jamais fait traîner sa libération" de Guantánamo , où il est resté quatre ans. En pleine polémique sur un prétendu refus par l'Allemagne d'une soi-disante offre américaine en 2002 de faire libérer le "Tabilan de Brême", M. Steinmeier a déclaré au quotidien Bild Zeitung: "l'alternative n'était pas entre l'Allemagne et Guantánamo . Qu'est-ce qui s'opposait alors à la libération (de Kurnaz) en Turquie, où sa femme et d'autres membres de sa famille vivent?"
Son porte-parole, Jens Plötner, a expliqué que M. Steinmeier s'était efforcé de faire disparaître une "fausse perception courante dans l'opinion publique": "c'est, a-t-il dit, un jugement erroné que de penser que quelqu'un doit rester à Guantánamo si l'on n'autorise pas son entrée en Allemagne, quand cette personne dispose de la nationalité d'un pays tiers", la Turquie, a-t-il dit. M. Steinmeier, a-t-il confirmé, a participé à une réunion à huis clos en octobre 2002 avec les responsables des services secrets, au cours de laquelle l'affaire Kurnaz avait été examinée.Selon la presse, c'est lors de cette réunion que ces responsables auraient refusé un retour de Kurnaz en Allemagne.
M. Steinmeier, alors le bras droit du chancelier Gerhard Schröder, coordonnait les services secrets. Il a répété à plusieurs reprises qu'il n'avait pas reçu d'offre américaine de libérer Kurnaz et qu'il s'expliquerait devant une commission d'enquête parlementaire. Il a aussi dit qu'il n'était aucunement question pour lui de démissionner.
Le ministre a rappelé qu'à l'époque (2002), "la plus haute priorité était de garantir la sécurité de 82 millions de personnes en Allemagne".
"Des meneurs des attentats de New York et Washington (du 11 septembre 2001) venaient de Hambourg, et il y avait d'autres groupes et réseaux d'islamistes prêts à la violence dans d'autres villes", a-t-il dit. "Mon principe a toujours été: la plus grande sécurité pour les personnes, sans mettre en péril nos principes de droit. Je m'y suis toujours tenu, également dans l'affaire Kurnaz. Notre attitude était claire: chacun, même s'il est soupçonné de terrorisme, a droit à une procédure conforme à l'état de droit", a-t-il ajouté, faisant référence à Guantánamo .M. Steinmeier a souligné que son gouvernement "s'était préoccupé de Murat Kurnaz, même s'il possédait un passeport turc et non un passeport allemand". "Nous avons toujours parlé avec le gouvernement américain. Les Américains avait jusqu'à la fin des préoccupations de sécurité et considéraient en outre la Turquie responsable pour le suivi consulaire", a-t-il dit, en indiquant que Berlin s'était adressé au gouvernement turc dans cette affaire. Kurnaz a été libéré de Guantánamo à l'été 2006.
Sources : AFP, 23 et 26 janvier 2007